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Pédiatrie et ostéopathie

Il est fréquent que les parents confient leur nourrisson à un ostéopathe. Attention tout de même à prendre quelques précautions.

Une pratique qui n’est pas sans risque

En effet, l’ostéopathie n’est pas reconnue comme une profession de santé, et cette pratique, ne reposant sur aucun fondement scientifique, peut présenter des risques. Les disparités en termes de formation invitent à choisir le praticien avec soin.

Cette précaution est d’ailleurs également valable pour les Kinésithérapeutes, qui ne pratiquent pas tous la Pédiatrie !

Notons également que les « Manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois » sont interdites sans « diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie »
Source : Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie – Article 3

Une pratique complémentaire

Afin de libérer les tensions tissulaires du bébé, par exemple en cas de torticolis congénital, l’approche ostéopathique, de même que la thérapie manuelle pratiquée par les kinésithérapeutes, peut être efficace.

Il est cependant primordial de veiller, une fois les amplitudes complètes, à ce que l’éveil moteur soit symétrique et cohérent avec l’âge du nourrisson, ce qui relève uniquement de la Kinésithérapie, l’ostéopathe n’étant pas formé au développement moteur du tout-petit.

En cela, les approches kinésithérapiques et ostéopathiques sont complémentaires.

Enfin, il est à noter que tous les « médecins, sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers autorisés à exercer » peuvent faire « usage professionnel du titre d’ostéopathe ».
Source : Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie – Article 4

Contacter votre kinésithérapeute

Pour plus d’information : Le site Ostéo-Stop par le Dr Roger Parot, chirurgien orthopédiste pédiatre.